La Toussaint fut l’occasion de célébrer la mémoire de nos chers disparus. Un moment fort pour échanger souvenirs et anecdotes en famille et entre amis.
La ‘fête des morts’, contrairement à ce que l’on pourrait penser, apporte un message de vie. Elle incite les vivants à se réunir, à communier et à échanger, aidant ainsi ceux qui restent à accepter la mort et à continuer leur chemin. Fleurir une tombe, parsemer un cimetière de bougies, créer un autel, autant de gestes à travers le monde qui permettent d’apaiser les souffrances liées à l’absence des êtres aimés. La fête des morts est aussi un symbole fort de l’humanité, car au delà des religions et des cultures, que ce soit dans le recueillement ou dans la joie, elle réunit les gens autour du besoin universel d’exprimer l’amour de ses proches.
Si l’on fait un petit tour du monde des différents rituels de la fête des morts, on se rend compte qu’il y a autant de façons de célébrer ses morts que d’aimer. Dans certaines régions du Mexique, lors du ‘Día de los Muertos’, les gens vont dans les cimetières avec des offrandes de nourriture, des boissons, des friandises ou de la musique, selon les goûts du défunt qu’ils veulent honorer. Au Népal, lors de la fête de Gai Jatra, chaque famille qui a perdu un de ses membres l’année précédente construit un ‘gai’ constitué de branches de bambou, de décorations en papier, de vêtements et de portraits du défunt. En Chine, la fête de Qing Ming est essentiellement consacrée à la visite et au nettoyage des tombes familiales.
Ces rituels marquent le fait que beaucoup de civilisations considèrent encore la mort comme partie intégrante de la vie, même si en France le sujet est devenu tabou. Pourtant l’origine de la Toussaint est une fête païenne très importante du nom de Samain, qui permettait au monde des vivants de ‘rencontrer’ symboliquement celui des défunts. Cette fête celtique serait aussi à l’origine de la fête d’Halloween célébrée chez les anglo-saxons, où les morts, symbolisés notamment par la fameuse citrouille, viennent taquiner les vivants.
Depuis la nuit des temps l’être humain fête ses morts. Cette tradition ne s’est jamais perdue car elle s’apparente à quelque chose de fondamental: le lien entre le monde des morts et celui des vivants. Au fil des siècles les rituels ont évolué. Ils se sont adaptés aux différentes époques jusqu’à en devenir parfois, au-delà des religions, des événements sociaux. L’apparition d’un réseau comme peoplememory.com marque un tournant dans l’évolution des comportements. Dans une époque où le manque de temps ne nous permet pas de célébrer nos morts autant que nous le voudrions, il est devenu possible de le faire de façon virtuelle, ensemble, même à distance. En décorant par exemple son mémorial d’une bougie ou d’une lettre, comme le A, pour Amour. Car l’amour est bien ce qui relie les personnes du réseau peoplememory.com. Ce besoin de partager et de faire savoir à nos proches, où qu’ils soient, que si nous continuons de vivre nous ne cessons pour autant de les aimer.


